vendredi 4 mars 2016

Mon itsi wini tini, tout petit petit bikini...


  
Nous avons été réveillé par les cris des coqs. Mais pas âme qui vive au bar sensé servir les petits déjeuners. En discutant avec la voisine de bungalow, nous avons appris que la patronne est en dialyse à Hua Hin. Mais nous, on n' est pas au boulot, et on a faim, et éventuellement soif aussi.
Pas une seule épicerie dans le coin. Nous avons été sauvés par la vendeuse ambulante , contraints à manger des padtais et des sucreries gluantes vert fluo dès 9h .
Et il nous fallait aussi envisager de poursuivre notre route par le premier train, celui de 15h donc.
Mais là, comme à l' aller, on se sent un peu piégés, et c' est pas qu' une impression. En attendant nous avons profiter de cette chaude matinée pour aller à la chasse aux palourdes , qui vivent en nombre dans le sable.
En moins d' une heure, nous avions rempli deux bouteilles et une noix de coco, juste en fouillant le sable avec nos mains. Dommage que nous n' ayons pas de cuisine.
Philippe est venu nous rejoindre une heure avant de quitter la chambre pour nous apprendre qu' une panne de pompe nous privait d' eau. C' est dommage, parce que nous étions trempés et salés comme il faut.
Nous avons rendu les clés des bungalows, et pris la route qui monte, espérant trouver un moyen de regagner la gare. Nous avons hélé  la première des rares voitures qui passent par ici et ce fut la bonne.
Comme du coup, nous étions bien en avance, nous en avons profité pour explorer la ville et le marché et faire des expériences gustatives.
Les palourdes, tout le monde avait raison, étaient hyper piquantes. Et les desserts que Milo teste régulièrement ne nous déçoivent jamais : la première fois entre le lait de soja chaud, et les boules gluantes, il avait eu la surprise de trouver un oeuf poché. Là, pensant que les morceaux qui flottaient étaient de  l' ananas, il a découvert de la citrouille et de la patate crue !
Nous sommes arrivés à Chumphon sans encombres et trouvé rapidement un hôtel après avoir réservé les billets de train retour.
Et c' est en étendant le linge, que j' ai constaté le drame :  le bas de mon maillot de bain s' était perdu entre le bungalow et Chumphon.
Quand on sait que les thaïs se baignent habillés, je vous laisse imaginer la fin de rêve de mon séjour balnéaire...









To Bang Saphan Yaî




Nous avions fait le tour de la très agréable Prachuap Khiri Khan . Nous avons apprécié le peu de touristes, le calme et la sympathie des habitants. Nous avons mis le cap plus au sud : Chumphon ou Bang Saphan Yaï un peu plus haut. C’ est finalement elle que nous avons choisie. Nous devions quitter la homestay et rendre le tuktutk. Le train express de 12h28 était 22 fois plus cher que l’ ordinaire qui arrivait une heure plus tard ? En rendant le tuktuk à 10h, il nous restait bien 3h à attendre. Voilà une occasion propice pour faire le travail scolaire. Finalement le train arriva à 14h45, soit plus de 4h d’ attente à la gare routière !
Nous sommes finalement bien arrivés à la gare, après qu’ on ai failli nous débarquer trop tôt du train au milieu de rien, encore une fois. Là, il n’ y a rien, 4 ou 5 moto taxis tout au plus, qui nous réclament 400 baths pour faire 4,7 km. On a marché un peu avec les sacs et très rapidement repris notre technique du stop. Avec des enfants, finalement, ça marche très bien. Il a fallu attendre 4 voitures pour trouver une gentille dame, mariée à un allemand et qui réside sur la plage, pour nous emmener.
Elle nous a conduit à Lola guesthouse, complet. Puis nous a dissuadé de loger à Patty Hut, dans la jungle où il y a selon elle trop de moustiques. Quand on sait comment on s’ est fait dévorer hier par les mouches des sables, on avait pas trop envie de tenter l’ expérience.
C’ est deux bungalows en bord de plage au Roytawan que nous avons trouvés. Et la plage à nos pieds pour la fin d’ après midi. Ici la mer est aussi assez agitée, pas du tout les plages de Thaïlande auxquelles nous sommes habitués. Beaucoup de vent et de vagues, et une mer gris bleue et peu profonde, un peu boueuse.
C’ est un endroit peu fréquenté avec des kilomètres de plage vierge. Mais un endroit loin de tout, avec le seul accès aux restaurants adjacents pour se sustenter. Pas une seule boutique, ne serait ce pour acheter des fruits ou de l’ eau. Il faut probablement louer un scooter pour se déplacer en ville, comme cela est suggéré dans toutes les guesthouses. Pas vraiment un très bon calcul au final.









mercredi 2 mars 2016

Nos amies les bêtes








Philippe s' était levé tôt ce matin pour profiter des belles lumières du soleil et faire des photos. 
Quand nous nous sommes levés il était déjà presque l' heure de rendre le tuk tuk, sauf  que le tuk tuk, presque tout le monde voulait le garder . Aucune motivation pour pédaler sous la chaleur pour trois d' entre nous. Pourtant c' est sous le soleil de 10 heures que nous avons décidé de gravir les 396 marches menant au temple qui domine la baie.
Dès l' arrivée, nous les avons aperçus : les macaques, en nombre qui ont colonisé les marches qui y mènent. Là , un moine les nourrissait. Nous commencions à nous tenir à l' écart avec Milo (chat échaudé...).
Mais ce n' était rien à côté de ce qui nous attendait en montant . Des quantités de singes et autant de crottes qui peuplaient les marches.
Ca aurait pu être la leçon de science du jour : l' accouplement du règne animal.
Les singes d' ici sont moins téméraires qu' à Lopburi, ils ne sautent sur personne, mais ils semblent plus sauvages . On les a vu voler deux bouteilles d' eau, et se battre pour une femelle, en créant une émeute dans la colonie, très impressionnante. Mais nous avons fait comme Arlo, regardé hier soir, dépassé notre peur. 
C' est en rentrant au tuk tuk que nous avons constaté les dégâts sur le toit qu'ils avaient déchiqueté, et de l'urine plein le plancher.
Puis nous sommes retournés vers la plage de la base militaire. Là, nous avons pu nourrir des langurs, une autre variété de singes, beaucoup plus tranquilles en  apparence. Milo s' est quand même fait voler son paquet de cacahuètes.
Le bébé langur a la particularité d' avoir un pelage jaune poussin, il est absolument adorable.
Puis la plage tant réclamée. Là, nous avons loué une bouée, comme les élèves thaï venus en grands groupes hurler dans les vagues. Puis nous nous sommes livrés bien volontiers aux poses photo, avec chaque groupe venu squatter notre natte.
Et ce sont les biches qui ont fini les cacahuètes sur la route du retour.
Nous sommes rentrés juste avant la fermeture du parc à 18h pour soigner la piqûre de méduse de Milo.















mardi 1 mars 2016

Tuk tuk family


Quelle ne fut pas la joie des enfants lorsque nous avons vu le long de la mer un tuk tuk à louer. Pour 400 baths et un chauffeur déjà habitué à passer les vitesses en tongs, à nous la liberté !!!
Nous avons donc fait le tour de Prachuap Khiri Khan, du marché au port de pêche, classé parc national, parcouru les longues anses qui bordent les plages.
Nous avons trouvé des petites gargotes de front de mer pour manger du poisson grillé aux herbes, de la salade de papaye légèrement épicée ( pour une fois !), du riz gluant, en pensant à ceux qui dans un coin du pays basque n' allaient pas tarder à se lever pour faire brûler San Pantzar.
Nous avons frôlé les voitures stationnées, passé avec succès les dos d' ânes (dès le deuxième), évité les motos à contre sens.
Nous avons essayé les deux plages, la première où Mahé a eu la peur de sa vie en sentant ses pieds quitter le ban de sable, et la deuxième dans la zone militaire où ils jouent dans les vagues et se font emporter.
Le vent souffle très fort sur Prachuap Khiri Khan, nous avons vu un kite surfer se faire traîner sur le sable sur 100 mètres, emporté par la puissance du vent.
Nous n' avons pas trouvé les singes par contre, mais des biches et des autruches dans le parc.Les militaires nous ont indiqué où ils se cachaient, se sera pour demain.
C' est en lisant avec Milo ce soir l' application du code de la route thaï, expliqué aux non initiés, que nous avons pu déchiffrer certains des comportements des chauffeurs :
- le klaxon permet d' avertir les autres usagers que le conducteur souhaite passer (et ça Philippe maîtrise )
- si un conducteur vous fait des appels de phares, il vous indique de ne pas avancer car il s' est engagé lui-même (et ça Philippe n' avait pas compris...)
- la règle cardinale de sécurité est de laisser la priorité au véhicule le plus gros
- un clignotant sur la gauche signifie que vous pouvez passer (attention, on roule à gauche ici)
- un clignotant sur la droite signale qu' un véhicule arrive dans l' autre sens....
Demain, sur la route, on va déchirer !