mercredi 9 mars 2016

Du vent dans les mollets



Il a bien fallu que je cède à la demande générale de louer des scooters, alors on a fait comme tout le monde. Et maintenant qu' on est rentré entier, je me dis qu' on a bien fait.
Tout avait commencé par une randonnée prévue vers d' autres plages. Mais la chaleur écrasante de 11h et renseignements pris sur le dénivelé, on a capitulé. Deux 125cc, sans permis demandé, automatiques, avec de la puissance pour les côtes. Et un constat de l' état du véhicule très détaillé.
Et c' était parti pour Tanote bay d' abord, avec une route bien dangereuse, une piste avec des ornières plutôt. Des descentes ensablées  glissantes et des montées qu' il faudra bien  redescendre.
Dans la baie tranquille et peu fréquentée, il y avait de l' eau cristalline et beaucoup de très beaux poissons tout près du bord, et un champ de corail quand on s' approchait des gros rochers.
Sous l' eau , chaque rencontre est un émerveillement. Milo a aperçu des poissons girafe ( baptisés ainsi en raison de leur tâches), et d' autres andalous ( mais blancs à pois jaunes cette fois-ci !). Il a même vu un poisson lion ou rascasse volante, une variété très venimeuse.
Et puis toujours des poissons multicolores, très lumineux et peu farouches.
Par contre nous n' avons pas croisé de requins. Il y a des requins pointe noire dans shark bay, et parfois des tortues. Nous n' avons pas eu cette chance.
Après un tour vers le port et les embarcadères afin de réserver notre billet pour Koh Phangan, nous avons vérifié que nous avions bien fait notre choix en logeant sur ChalokBaan Kao. La densité de jeunes touristes tatoués, en maillots de bain à scooter le long de la plage de Sairee ne nous a pas séduits, ni les restaurants internationaux en tous genres.
Nous avons pris nos billets dans le magasin-agence de voyage en face de la compagnie Songserm, pour moins chers que la compagnie elle-même !
Puis une dernière plage, celle très préservée de Sai Nuan beach, qui était celle que nous avions décidé de rejoindre à pieds, et elle se mérite !
Là, dans une petite crique entourée de rochers, de la bonne musique dans des bars cools, il y avait une ambiance apaisante, pour quelques élus.
Ca, c' était juste avant que nos enfants se battent à coup de concombres de mer, s' extasiant de chaque nouvelle trouvaille, troublant quelque peu la magie du lieu.
Sur le retour, nous avons rejoint notre restaurant habituel et obtenu l' autorisation de filmer la préparation des nouilles et du riz frits, en cuisine ( à tester au retour ).
Et nous avons soufflé en ramenant à bon port les scooters intacts.















mardi 8 mars 2016

Ce petit chemin...




La journée avait commencé par un copieux petit déjeuner dégoté à la boulangerie toute proche : pain frais et chocolatines, et la vache qui rit rentrée illégalement sur le sol thaïlandais, rescapée du voyage.
Nous ne soupçonnions pas alors le nombre de calories et de litres d' eau qu' il  faudrait pour notre escapade.
Nous avions évalué la distance qui nous séparait de la première plage de Shark Bay à environ 2km, rien d' insoutenable. Sauf que les plans ne tiennent pas compte des dénivelés, ni de la température.
Nous nous sommes vite aperçu de l' effort au soleil sur le bitume, en montée.
Nous avons commencé par rebrousser chemin à mi-parcours en croisant deux français à scooter. Ils nous affirmaient que la route qui menait à
  la plage était longue et très pentue, et surtout que l' accès était privé. Les resorts de luxe commencent à prendre possession des lieux les plus beaux et s' octroient le droit de privatiser les plages.Certains en interdisent  l' accès aux non- résidents, d' autres font payer un droit d' entrée.
Après avoir demandé au gardien de l' hôtel de luxe, il semblait nous indiquer que nous pouvions nous y rendre.
Nous avons marché sur une route qui descendait à pic et remontait tout autant. J' entendais siffler mes oreilles, moi qui refusais de conduire un scooter sur ces routes dangereuses, lorsque nous étions à les seuls à marcher sur la route,  croisant des touristes motorisés, cheveux au vent. Nous, nous avions sué pour l' équivalent de deux bouteilles d' eau lorsque nous avons rejoint éblouis Shark Bay.
Une baie qui valait tous les efforts, même celui de passer par l' eau pour y  accéder. Là, dans une eau transparente, sur une mince plage de sable blanc, nous avons trouvé des petits arbres pour poser nos serviettes. Le soleil tape fort et nos peaux commencent à brunir sérieusement.
Nous avons vu de jolis poissons et quelques coraux. Bien sûr il y en a toujours un pour voir une méduse et  deux  qui ont peur de croiser un serpent de mer.
Après un déjeuner au dessus des poissons et des oiseaux marins, nous avons poursuivi notre route vers Sai Daeng beach. Un chemin avec un fort dénivelé, et une plage accessible à tous, mais où il est interdit de boire et manger tout ce qui vient de l' extérieur...
Heureusement les fonds sont très riches en vie sous marine. Nous avons pu apercevoir des poissons clowns, des poissons perroquets, des noirs et jaunes curieux, qui viennent sucer les bout de nos doigts, des jaunes canaris, des bancs entiers de gros, des coraux vivants avec des spirobranches arbre de Noël, des bénitiers géants avec leurs bouches violettes,des coraux qui ressemblent à des arbres japonais, et Milo nous dit même avoir vu un poisson andalou ( blanc avec des pois rouges !!!). 
Le retour avec une pente de 60 degrès au moins, interdisant même aux motos le port d' un passager a eu raison de nos dernières forces.
Nous avons trouvé le répit dans l' eau de la piscine, une Chang Beer à la main.
Voilà un bon entraînement pour les plages de la côte est prévues demain.


















lundi 7 mars 2016

Le pied sous marin








Nous nous sommes levés aux aurores, le minivan venait nous chercher à 6h pour rejoindre le port . Départ prévu à 7h.
La traversée devait durer 2h30. Grâce à Pascal, nous avions acheté le Mercalm, qui en plus d' être efficace sur les nausées de Milo, nous a tous permis de dormir 2h dans le ferry, car il a la remarquable propriété de faire dormir notre petit malade (qui ne l' est plus du tout cette année).
Dommage que les jeunes allemandes hystériques quelques rangs derrière nous n' aient pas le mal de mer, on leur en aurait bien proposé double dose.
L' arrivée à Koh Tao nous a impressionnés , car en passant sur le pont qui menait à la plage, nous avons vu quantité de poissons tropicaux, qui nageaient paisiblement au dessus des coraux.
Nous avons accepté l' offre de la rabatteuse de taxi au port qui nous proposait un hébergement à 800 baths à Chalok Baan Kao bay, et nous n' avons pas été déçus. Une chambre avec terrasse sur la piscine à 20 mètres de la plage.
Et au bout du chemin, une vue sur l' eau turquoise et la végétation.
Koh Tao est une île assez petite (21 km carré), et malgré le nombre de touristes assez sauvage. Elle est couverte de végétation, et pentue. Les bungalows sont plantés sur les rochers, et la majorité des plages sont petites. Toutes ne sont pas accessibles à pieds ou en scooter.
Le scooter est le moyen de déplacement de prédilection du farang ( le blanc, le touriste) sur les routes étroites et abîmées. On en a vu beaucoup rouler comme des dingues et slalomer entre les piétons, les voitures, les chiens....
Beaucoup viennent ici pour faire de la plongée, car Koh Tao compte parmi les plus beaux spots pour explorer les fonds marins. Il y a des centres de plongée partout.
Nous, quand nous avons réussi à extraire de l' eau chlorée nos deux petits, pas échaudés par l' expérience de Kanchanaburi (où la piscine trop traitée leur a fait des lésions sur le corps), c' était pour mieux les voir s' immerger dans les eaux du golfe de Thaïlande.
Le chemin qui menait à la plage de Taa toh est tout une aventure, car il fallait passer en partie dans l' eau à marée haute, puis trouver les petites passerelles qui mènent aux huttes perchées à flanc de montagne.
Nous avons rêvé des petits bungalows juste au dessus de la mer, en passant entre les gros rochers.
Pour le snorkelling, il faudra plutôt aller visiter sa voisine, Freedom beach, car l' eau est assez trouble. Et apparemment, même s' il y avait ici encore une murène très menaçante sous le masque de Milo,il faudra vérifier ça demain.
Nous avons réussi à déloger les enfants au coucher du soleil, juste au moment où les moustiques sévissent.
Et nous n' avons pas pu empêcher la séance de piscine du retour, en nocturne...





 









dimanche 6 mars 2016

Into the wild


Nous sommes en terrain hostile. D’ abord, il fait trop chaud, ensuite, dans les marchés ça pue. Dans les seven eleven, la clim est trop froide, et sur la plage il y a trop de vent et le soleil est trop brûlant.
Et puis aujourd’ hui, c’ était encore plus terrible que les autres jours : sur le sable il y avait des chiens errants, des mouches des sables qui résistent au répulsif, et pas moyen de se réfugier dans l’ eau, parce qu’ il y a des supposées méduses. Un genre très rare de méduse escargot de mer violet, qui fait très peur.
Et une méduse énorme échouée sur le sable, c’ est bien une preuve, ça hein.
Et même quand on a trouvé un coin pour pour plonger avec le tuba, ne voilà pas qu’ une murène fait son apparition, à 30 centimètres de profondeur , et oblige aussi à déserter les fonds sous marins.
Reste à espérer qu’ à Koh Tao où nous allons demain, la nature sera plus clémente.











samedi 5 mars 2016

Chumphon



 Nous avons rejoint ce matin la jolie plage de Hat Tha Wua Laen que le propriétaire de la guesthouse nous avait conseillée. Il fallait rejoindre le marché de jour et trouver le songtaew jaune qui nous y emmenait. Nous avions fait le plein de fruits, minuscules bananes très parfumées et mangues juteuses.
Puis à l' arrivée, la plage de plusieurs kilomètres rien que pour nous. Enfin une plage à l' eau claire et au sable blanc. Presque comme nous en rêvions, les poissons en moins. Il fallait aussi faire avec les restes des emballages négligemment oubliés partout. Rien à explorer tout près avec masque et tuba, mais de quoi s amuser dans l' eau transparente, et de la lecture sur la natte.
Un délicieux déjeuner sous les arbres, les pieds dans le sable, et c' était reparti pour une nouvelle baignade.
Nous avons remarqué leur présence juste après le déjeuner : les mouches des sables. Nous avions déjà été attaqués à Prachuap Khiri Khan, et les enfants protégés en restant dans l' eau. Mais aujourd hui nous avons tous été piqués, et ça nous promet des nuits agitées...



 Et pour ceux qui se posent la question, voilà un extrait de la nouvelle collection printemps été en avant première :