dimanche 28 février 2016

Amphawa floating market







Aujourd’ hui nous avons quitté Kanchanaburi pour Amphawa. Peu d’ indications pour s’ y rendre mais un plan de la Thaïlande, qui nous suggérait la route plutôt que le train. Ce fut le bus pour Rachaburi pour deux heures, puis un deuxième bus attrapé in extremis à la gare routière pour 45mn jusqu’ à Mae Klong. Nous avons pris un dernier petit bus pour Amphawa.
Là se tenait le marché flottant du week end, très fréquenté par les thaïs. Pas vraiment un marché flottant, mais quelques barques qui proposent des plats cuisinés sur les bateaux et beaucoup de stands tout autours.
La bourgade est plutôt charmante avec ses maisons de bois sur pilotis. A peine arrivés, on nous hélait pour nous proposer un homestay, une chambre au prix fort pour un lit deux places chez l’ habitant. Il semblerait que le succès de ce marché très prisé des habitants de Bangkok ait fait grimper considérablement les prix. Pas une chambre à moins de 1500 baths, malgré deux heures de recherche. Nous avons fait le trajet en sens inverse pour regagner Mae Klong.
On nous trouvé rapidement un hôtel, parmi les deux qu’ on nous avait indiqués. Un hôtel digne d’ un film d’ horreur avec le gérant assis devant la porte qu’ on prend pour un sdf ,et trois étages vides de clients depuis belle lurette. Et escalier qui résonne un peu inquiétant.
300 baths pour une grande chambre triple et une salle de bain immonde. Nous sommes allés visiter le deuxième, qui lui ressemble trait pour trait. (Comme dit Mahé, avec des mille pattes,des cigarettes, Jack l’ éventreur et des trous dans les draps)
Nous sommes donc retournés manger notre seul repas de la journée au floating market d’ Amphawa, avant d’ embarquer pour un tour de bateau pour voir les lucioles briller dans les arbres en fin de soirée.
Au retour de la balade, la moitié des boutiques avaient fermé, et nous avons pris le dernier tuktuk pour regagner notre hôtel.











jeudi 25 février 2016

Kanchana pourri



 
Une nuit, deux variantes : pour les uns le bruit des pensionnaires en rentrant à 4h du matin, pour les autres une attaque de moustiques par la fenêtre non étanche.
Et pour tous, un départ prévu à 8h pour les chutes d' eau d' Erawan.
Il faudrait toujours se fier à sa première impression, ici, celle que l' on a eu de la ville dès la descente du bus. Une ville de surexploitation touristique.
Erawan n' a pas échappé à çà.
Les chutes d' eau sur 7 niveaux promettaient une promenade des plus bucoliques.
Nous avions un temps envisagé de les faire à scooter, mais les 65 km affichés nous ont refroidis.Il a fallu  2h de vieux bus pour accéder au parc national, qui n' en a que le nom ,et le prix.
300 baths par adulte et 200 pour chaque enfant, de quoi alléger notre bourse.
Rapidement et malgré notre arrivée matinale, nous avons compris qu' il nous faudrait partager les flaques avec les russes et beaucoup d' autres français venus voir les chutes. Il faudra attendre la fonte du glacier ou la prochaine mousson pour voir de véritables cascades.
La randonnée pour y accéder est un mélange entre Insola et Holzarte, et une expédition digne du petit train de la Rhune au mois d août.
De plus, dès la troisième cascade, on s' est fait confisquer le pique nique et consigner les bouteilles d' eau, au nom du respect de la nature (bouteilles d' eau vendues tout le long du chemin jusque là...).
Effectivement, on ne vend plus rien après la troisième chute d' eau.
Il a fallu ruser pour faire des photos sans inconnus.
Le plus amusant consiste à se faire manger les peaux mortes des pieds par les poissons, plus nombreux et plus gros à chaque étape. Ils viennent en nombre festoyer dès le premier orteil dans l' eau.
La dernière cascade se mérite par un sentier escarpé. L' eau y est turquoise.
Pas vu un seul singe, mais un varan de grande taille, et un nombre incalculable de russes qui ont du conquérir la Thaïlande sans qu' on le sache.
Hormis le joli paysage, nous retiendrons le pâté de Licq Atherey dégusté après 12600 km et quelques heures de randonnée et fidèle à sa réputation.











mercredi 24 février 2016

Sur la route








Les transports quand on voyage en individuel, c' est à dire en non organisé, c' est une aventure à chaque fois. Parfois avec des bonnes surprises, parfois moins.
Aujourd'hui on a testé les deux.
On pourrait également parler longuement des guides de voyage, qui ne servent à rien ou à pas grand chose, à part conseiller des guesthouses déjà dépassées, et des itinéraires plus que balisés.
Bref, pour faire le trajet Lopburi-Kanchanaburi, pas vraiment d'infos utiles.
Dès 8h, il nous fallait trouver le songtaew  bleu numéro 1. Le songtaew est un transport en commun type camionnette, avec des bancs parallèles à la route sur les côtés.
Après avoir déposé les collégiennes, et fait le tour de la ville, il nous emmenait à la gare routière à quelques kilomètres de là. Là bas nous apprenions qu' il n' y avait pas de bus pour Suphanburi comme indiqué sur le guide, mais un mini van jusqu' à Ang Thong. D' Ang Thong, un autre mini van nous transportait jusqu' à Suphanburi.
Puis tout s' enchaîna parfaitement avec le bus de 11h pour Kanchanaburi.
Arrivée à 13h, sans un seul vomi, un exploit !
Et c' est là que tout se corse dès la descente du bus : des taxis-rabatteurs cherchent à nous louer leurs services pour 2 ou 3 fois le prix, on quitte la gare pour la grande route...rien ne passe. Philippe et Mahé se décident à tendre le pouce, jusqu' à ce qu' un Songtaew nous prenne. Personne, en tout cas aucun des chauffeurs que nous ayons rencontrés lors de nos voyages en Asie, ne sait lire un plan, c' est assez curieux. Bref, il nous dit "yes", et nous embarquons pour on ne sait où. On commence à sérieusement s' entasser dans la camioneta, Philippe est remisé à l' arrière, accroché à la rampe. On nous dépose à côté du pont...de la rivière Kwai. Il fait trente degrès il est  14h. Nous comprenons bien vite que la grande rue des guesthouse est longue de plus d' un kilomètre, qu' il nous faut arpenter sous la chaleur pour trouver un hébergement à un prix abordable, avec les bagages, et la route en travaux.
Nous ne sommes pas les seuls ici, c' est probablement le lieu le plus touristique que nous visitons depuis le début du séjour. On entend parler russe, allemand, anglais, français. On se croirait à Patpong, le pire quartier de Bangkok, impression confirmée le soir, quand nous passons devant les bars à hôtesses.
Nous avons bien mérité le bain dans la piscine de l' hôtel, dont la terrasse domine la rivière.
Il y en a deux qui y resteront tremper jusqu' à la fermeture, la peau fripée et les yeux rougis de chlore.
"Regarde Milo, mes pieds, on dirait des girolles "(les mycologues comprendront )









mardi 23 février 2016

Monkey in the city 2








Au programme de cette deuxième journée à Lopburi, le marché central, manger, les quelques temples, du repos, goûter , un tour chez le barbier, et la visite de l' antre des singes que nous avions réussi à éviter hier.
Aujourd' hui il n' était pas question de se défiler, même si Philippe s' était déjà transformé en porte singes hier, nous avions promis....
Et à part celui qui en avait déjà l' expérience, personne n' était fier.
Milo s' est équipé d' un bâton pour les chasser en rentrant dans le temple. Nous avions déjà vu des vidéos sur internet des touristes qui se faisaient grimper sur la tête, et pour nous , pas question de se faire chercher les poux.
Le temple est complètement envahi et il est bien difficile de s' approcher du bâtiment tellement ils sont nombreux. En y allant avant sa fermeture, nous étions de plus les seuls à affronter la horde. Il y en avait de tous petits, accrochés à leur mère, d' autres plus amochés, et des jeunes espiègles.
C' est quand nous avons fait le tour du bâtiment que les taquineries ont débuté. D' abord , les moulinets de Milo avec son bâton n' ont fait que les attirer, et puis tourner sur soi même comme on nous l' avait conseillé ne les déroute pas vraiment.
Le premier petit a commencé à courser Milo, et a récupéré son bâton. Sans arme, nous étions faits.
Puis il a essayé de s' accrocher aux jambes de Mahé . Il s' arrêtait pour faciliter son ascension  et ça le faisait rire ,puis plus trop quand il s' est fait mordiller le dos pour servir de rampe d' escalade.
Philippe, imperturbable les enchaînait. C' est en voulant prendre en photo celui qu' il avait sur la tête qu' il  a sauté sur la mienne...Mes cris ont eu raison de sa témérité. Bref, il était temps qu' on rentre.











lundi 22 février 2016

Monkey in the city

    (photo de Milo)

Nous avons quitté sans regret la pension cradingue d' Ayuthaya, en nous faisant mettre à la porte dès 8 heures du matin, sous prétexte de jour de repos !
Ca tombe bien, nous avions décidé de prendre le train de 8h28 pour Lopburi.
C' est dans le train de nuit pour Chiang Mai il y a trois ans que nous avions regretté de ne pas avoir fait une halte dans cette ville en apercevant par le wagon couchette les singes perchés sur les temples khmers.
Une heure plus tard, nous y étions. L' hôtel Nett était conforme à son nom, propre et plus que confortable, avec un frigo , la climatisation , une douche chaude et une télévision absolument inutile pour nos rudiments de thaï.
Les singes sont partout dès la sortie de l' hôtel et même au bout du couloir à côté de notre chambre. Les grillages sont indispensables pour éviter que ces envahisseurs pénètrent dans les maisons. Il y en a même un qui m' a sauvé de l' attaque d' une maman macaque qui a sauté sur moi pour défendre son petit quand je lui ai tendu le bras.
Enfin, il y en a deux qui se sont montrés moins farouches pour distribuer les friandises que la vieille dame leur avait données pour les singes.
En arrivant autours du temple, c' était l' invasion. Ils prennent d' assaut les voitures, arrachent les barrettes des touristes, se ruent sur le moindre flacon, sont à l' affût du moindre froissement de poche plastique. Nous avons vu des familles entières sur les fils électriques, d' autres renverser un vélo, se battre joyeusement sur les stores des boutiques,un voler du talc et se faire tirer au lance pierre par la population agacée par ces sans-gêne.
Nous avons pris place pour le spectacle à ciel ouvert, regrettant qu' aucun café n' ait dressé sa terrasse sur la rue pour les voir batifoler.
Puis on a fini la soirée en allant goûter les dernières lumières de la fête du roi Narai qui s' est tenue jusqu' à hier dans la ville. Ce fut l' occasion d' évoluer dans un décor lumineux bien kitsch, de se faire prendre en photo par et avec des famille thaï, et de croiser une masseuse, plus collante qu' un singe.
Demain, on recommence...